Femme voilée cherche mari

Par définition, une femme voilée ne se découvre pas les cheveux en public et en particulier devant des hommes qui ne font pas partie de sa famille proche : mari, frères, père… . Ainsi, si un homme est intéressé par une femme voilée, il ne verra jamais ses cheveux avant de devenir son mari. Logique !

Un « risque » que certains hommes ont du mal à prendre. « J’essaie chaque jour de me rapprocher  au mieux des bonnes pratiques religieuses musulmanes notamment en me mariant, mais j’avoue que je me vois mieux avec une fille non voilée… Si ma femme veut se voiler plus tard ce sera son choix, mais dans le cadre de la rencontre, je dois reconnaître que l’attirance physique est importante » nous livre Walid, 32 ans, qui a besoin d’être rassuré tant le mariage est une entreprise « compliquée ».

C’est tout autant compliqué du côté des filles. « Je cherche à fonder un foyer depuis quelques années déjà et nous, les voilées, n’échappons pas à la tendance générale : c’est dur de se caser aujourd’hui ! » raconte Karima sur le ton de l’humour.  Pour elle, c’est encore plus difficile de se marier quand on est voilée. « Nous sommes victimes d’a priori, celui de la sainte nitouche coincée, une fille qui manque de coquetterie… Spontanément, dans une soirée un homme va me parler de religion, comme si ma foi expliquait à elle seule toute ma personnalité » se désole la jeune femme de 31 ans.

Les filles voilées n’ont plus la « cote » ?

S’il y a quelques années, les filles voilées avaient la « cote » auprès des jeunes musulmans, au point que, de leur propre aveu, certaines filles se voilaient, la tendance inverse commence à être assumée par certains hommes comme Walid.

D’après Karima et sa bande de copines voilées ou non, le constat est clair. Pour elles, plus les femmes évoluent dans la recherche de l’âme sœur et plus elles sont ouvertes, « voire désespérées! » lancent-elles en riant.

Mais du côté des hommes c’est le contraire, plus ils prennent de l’âge et plus ils sont exigeants, pointilleux, notamment sur le physique… « C’est un peu hypocrite et cela montre que ces hommes qui se disent croyants et pratiquants sont faibles pour moi… Ils veulent une bonne musulmane mais en même temps pouvoir briller en société avec une belle fille à leur bras… Ces hommes ne m’intéressent pas car cela est futile comme préoccupation… » avoue Mina, amie voilée de Karima.

Une fois découverte les cheveux au vent, ce fut « l’enchantement »

Mais heureusement, tous les hommes n’ont pas ce blocage. David, converti depuis une quinzaine d’années a rencontré sa femme il y a deux ans. « Quand je l’ai vue, je l’ai trouvée très belle ! Et je n’ai jamais imaginé à quoi ressemblaient ses cheveux… Cela ne m’est même pas venu à l’esprit ! » raconte-t-il. « Nous avons discuté de sujets tellement importants comme la politique, l’éducation des enfants, la pratique religieuse et nos ambitions professionnelles » Une fois qu’il a découvert son épouse les cheveux au vent, ce fut « l’enchantement ». « Il est vrai que découvrir la chevelure donne une image assez différente de la personne, on la voit sous un autre jour et c’est encore plus charmant. Pour moi ma femme était encore plus belle ».

Même avis pour Ahmed qui n’a jamais considéré que le voile était un point positif ou négatif dans le cadre de la rencontre. « Si la fille est voilée, c’est qu’elle est pratiquante et cela me touche, mais ce n’est pas pour moi un élément déterminant. Et finalement cela ne regarde qu’elle. Même chose si elle n’est pas voilée, je ne jugerai jamais une femme en fonction de cela ».

Alors messieurs, épouser une fille voilée vous poserait problème ou pas ?
Découvrir la chevelure de sa femme une fois l’engagement pris vous fait-il peur ?
Et vous les filles, est-ce que le voile facilite ou au contraire complique la recherche de l’âme sœur ? A vos com’s !

Pieuse ok, mais pas « sainte nitouche»… (?)

Une grande majorité d’arabe se dit musulman. La religion est d’ailleurs l’une des principales raisons de rechercher l’âme sœur dans les sites communautaires… Mais on le sait bien, il y a autant de musulmans que d’hommes. Le niveau de pratique et la conception de la foi appartiennent à chacun. De plus en plus de jeunes musulmanes se plaignent de « l’hypocrisie » de certains croyants lors des premières rencontres. « Je suis assez pratiquante et je m’interdis d’avoir des flirts… Pas de contact autre qu’avec mon futur mari. C’est pour moi un précepte musulman. Mais parfois certains hommes me prennent pour une sainte nitouche et ça les fait fuir ! » raconte Karima, 28 ans. En clair, pour certain musulman, l’idéal c’est une femme pieuse, oui. Mais avec un peu d’expérience quand même… « J’ai l’impression que cela fait peur. Que l’idée de n’avoir jamais eu aucun flirt à mon âge est grave. Mais c’est mon choix !» poursuit la jeune femme voilée.

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A la chasse aux convertis

A chaque fois qu’un mariage est célébré, on a le même réflexe. «  C’est quoi ? Marocains, algériens… ? ». Avouez-le ! Ca n’a aucune importance, mais on le fait tous. Mais dès qu’il y a un converti dans le couple, on entend les « Mashallah ! », « Mashallah ! » d’admiration. Ces jeunes Français de souche, blancs, parfois aux yeux clairs ou aux cheveux blonds… Aux prénoms gaulois et à l’éducation parfois chrétienne. Ces jeunes qui décident par eux même, grâce à leur propre réflexion de devenir un jour musulman… Et en général ils sont très assidus dans la pratique. Et quand ils parlent arabe, c’est l’extase !
Il y a une forme de fantasme autour des convertis… Ils sont pour la plupart de bons partis pour nos célibataires ! Que ce soit du côté des filles que des garçons.

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Va-t-elle plaire à maman ?

A l’approche de la fête des mères, n’oublions pas nos mamans, on les aime tant !

Nombreux sont ces messieurs qui avouent choisir leur dulcinées avec l’avis de Maman en tête… Mesdemoiselles, sachez le, certains hommes vous choisissent car vous correspondez aux critères de leur mères ! Plus sérieusement, leur place est centrale dans les familles maghrébines. La relation mère-fils y est parfois fusionnelle. « C’est moi qui t’ai porté pendant 9 mois, qui t’as appris tout ce que tu sais » aime à rappeler chaque mère à son fils. « Le paradis se trouve sous les pieds de la mère » peut on lire dans le Coran… Les enfants doivent plus que le respect à la mère. La reconnaissance à vie. Donc, difficile de la contrarier. Et oui, les critères de sélections de la future épouse sont aussi ceux de « yema ».

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Mektoube lance un blog… Pourquoi faire ?

Faut-il le rappeler. « Se caser » ou faire des rencontres sérieuses est de plus en plus difficile. Et pour ne rien arranger, Papa et Maman interrogent, poussent, stressent… « Alors, tu en es où ? Quand est-ce que que tu nous fait des petits-enfants ? » Sans oublier que le mariage, c’est la moitié de la foi pour les musulmans. Donc, opération ULTRA sensible !

Mais déjà, il y a un paradoxe. Pour les parents, la plupart immigrés d’un pays du Maghreb, le mariage est chose facile. Il suffit juste de le vouloir. Cependant, ce n’est plus exactement pareil pour leur enfants Français. Pour ces célibataires, les mariages « arrangés », c’est fini. Et c’est là que commence la galère… On se marie de plus en plus tard. Mais pourquoi est-ce que plus de liberté de choix est synonyme de casse tête ? Coincés entre plusieurs cultures, plusieurs pratiques de la religion, parfois plusieurs langues, ces jeunes Français doivent se frayer un chemin. Réinventer de nouveaux repères. Au sein de leurs couples, ils veulent rester dans leur culture maghrébine ou musulmane. Certains recherchent le même pays d’origine. D’autres vont jusqu’à exiger que l’âme sœur viennent du même village que leur parents. Car le poids de ces derniers sur le choix de leur moitié pèse encore lourd.

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JF cherche son mektoub !

Pour les candidats malheureux au mariage

Ils ont 30 ans, ils ont tout pour séduire, ils sont pourtant toujours célibataires. Leurs parents, venus immigrer en France, ont souvent connu le mariage de raison. Eux rejettent ce modèle, non sans difficulté.

A la terrasse d’un café parisien, une jeune femme bronzée sirote un jus de fruits.
Nacera, 30 ans, était il y a encore quelques jours sur les plages grecques. Malgré sa bonne humeur apparente, elle est contrariée. « Avant de partir en vacances, je me suis encore disputée avec mes parents… Ils me reprochent de trop voyager. Pour eux, ce n’est pas comme ça que je trouverai le fameux mari !« , raconte-telle, les yeux ronds.
D’origine marocaine, cette petite brune très dynamique occupe un poste à responsabilités
qui exige beaucoup de disponibilité. Au grand désespoir de ses parents, elle n’a toujours pas la bague au doigt Elle a, bien sûr, la liberté de choisir le partenaire de sa vie, mais on lui impose certains critères. L’élu doit être musulman pratiquant, « de bonne famille« , d’origine marocaine et avec une meilleure situation professionnelle qu’elle…
« Moi, je n’exige pas grand-chose. Un homme drôle, sensible, généreux et intéressant…
il est déjà très difficile de trouver quelqu’un qui me corresponde, alors si je dois ajouter le critère des origines, je suis foutue !
« , plaisante-telle.

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