Pieuse ok, mais pas « sainte nitouche»… (?)

Une grande majorité d’arabe se dit musulman. La religion est d’ailleurs l’une des principales raisons de rechercher l’âme sœur dans les sites communautaires… Mais on le sait bien, il y a autant de musulmans que d’hommes. Le niveau de pratique et la conception de la foi appartiennent à chacun. De plus en plus de jeunes musulmanes se plaignent de « l’hypocrisie » de certains croyants lors des premières rencontres. « Je suis assez pratiquante et je m’interdis d’avoir des flirts… Pas de contact autre qu’avec mon futur mari. C’est pour moi un précepte musulman. Mais parfois certains hommes me prennent pour une sainte nitouche et ça les fait fuir ! » raconte Karima, 28 ans. En clair, pour certain musulman, l’idéal c’est une femme pieuse, oui. Mais avec un peu d’expérience quand même… « J’ai l’impression que cela fait peur. Que l’idée de n’avoir jamais eu aucun flirt à mon âge est grave. Mais c’est mon choix !» poursuit la jeune femme voilée.

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Pas assez cher ma fille !

Et voici que s’ouvre un dossier épineux… L’argent. Si la religion ou le pays d’origine sont des éléments primordiaux pour faire accepter un mariage à ses parents, l’argent, la « condition » est aussi au cœur de l’union d’un jeune couple. Samir avait rencontré Hind dans le cadre de son travail. Lui, fils d’ouvrier tunisien s’est fait une place dans les médias. Elle, gère la fortune de son père. Riche homme d’affaire tunisien, son « papa » a fait fortune dans l’immobilier. « J’ai compris que nous n’étions pas du même monde lorsqu’elle m’a dit un vendredi qu’elle était soudain prise d’une envie d’aller faire une virée shooping avec ses copines le lendemain à Londres… Que c’était simple, qu’il fallait prendre le jet de papa »

Samir qui a grandit à la périphérie de la capitale et Hind qui est déjà propriétaire au cœur de Paris ne sont, en effet, pas du « même monde ». Et pourtant, le couple avance plutôt bien, l’argent n’est pas un problème. Jusqu’au jour où Hind veut présenter Samir à « papa ». Le père choisit l’endroit, ce sera au Fouquet’s avenue des Champs Elysées… Oui oui, là même où le Président de la République a fêté sa victoire après la présidentielle de 2007. « C’était clairement un dîner pour m’en mettre plein la vue… L’addition représentait plus que ma paie ! ». Le père de Hind demande ensuite à rencontrer le petit ami de sa fille en « tête à tête »  pour une discussion « d’homme à homme ». « En fait, il m’a clairement menacé que ça irait mal si je continuais à voir sa fille… C’était trop, j’ai abandonné, dégoûté ». Hind et Samir se connaissaient à peine, et il n’était aucunement question de mariage. Mais aucune prise de risque pour « papa »…

« Si sa famille était très riche, je veux bien mais là… »

Les jeunes s’en préoccupent moins, mais cet élément pèse. Quand un jeune homme et une jeune femme se décident à présenter quelqu’un aux parents… L’une des questions rapidement posée est « comment sont ses parents? ». Sous entendu : quelle est leur condition? Car même les familles modestes craignent de se rapprocher d’une famille plus riche. « Pas envie qu’on me snobe, qu’on me critique car nous sommes une famille d’ouvrier », craignent les mamans. Elles ont toutes en tête le fameux sketche de Gad Elmaleh qui prend les traits de Madame Tazi… Cette bourgeoise marocaine au français approximatif qui veut absolument des nénuphars dans sa piscine pour sa prochaine soirée. « Tout mais pas ça ! » Les mamans simples ont horreur et même peur de ce genre de profil. Les familles se rassurent à l’idée de s’unir à une autre qui leur ressemble.

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A la chasse aux convertis

A chaque fois qu’un mariage est célébré, on a le même réflexe. «  C’est quoi ? Marocains, algériens… ? ». Avouez-le ! Ca n’a aucune importance, mais on le fait tous. Mais dès qu’il y a un converti dans le couple, on entend les « Mashallah ! », « Mashallah ! » d’admiration. Ces jeunes Français de souche, blancs, parfois aux yeux clairs ou aux cheveux blonds… Aux prénoms gaulois et à l’éducation parfois chrétienne. Ces jeunes qui décident par eux même, grâce à leur propre réflexion de devenir un jour musulman… Et en général ils sont très assidus dans la pratique. Et quand ils parlent arabe, c’est l’extase !
Il y a une forme de fantasme autour des convertis… Ils sont pour la plupart de bons partis pour nos célibataires ! Que ce soit du côté des filles que des garçons.

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Elle est plus diplômée que moi !

Dès le départ, elle le savait. Dalila savait que ça ne marcherait pas. Mais elle s’est laissé convaincre. Mohamed 28 ans est un ami de sa sœur. Dalila a le même âge. « Cela fait un baille que ma sœur essaie de nous caser ensemble ! Physiquement, il me plaît et je sais que c’est réciproque. Il est marrant, débrouillard, des qualités que j’apprécie chez un homme. C’est un bosseur, il est musulman. Pourquoi pas ? »

Une histoire qui semble bien commencer entre Dalila et Mohamed et pourtant, elle n’a pas durée. Pourquoi ? Dalila s’ennuyait intellectuellement. J’entends d’ici toutes les célibataires endurcies y aller de leur pronostiques. « Les filles d’aujourd’hui sont trop exigeantes ! Elles chipotent ! ». Dalila s’explique : « Je suis ce qu’on appelle une « une intello ». Alors que lui est plutôt « manuel ». Il est pâtissier. C’est terrible à dire, mais il a un regard plutôt « limité » parce qu’il manque de connaissances.».

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JF cherche son mektoub !

Pour les candidats malheureux au mariage

Ils ont 30 ans, ils ont tout pour séduire, ils sont pourtant toujours célibataires. Leurs parents, venus immigrer en France, ont souvent connu le mariage de raison. Eux rejettent ce modèle, non sans difficulté.

A la terrasse d’un café parisien, une jeune femme bronzée sirote un jus de fruits.
Nacera, 30 ans, était il y a encore quelques jours sur les plages grecques. Malgré sa bonne humeur apparente, elle est contrariée. « Avant de partir en vacances, je me suis encore disputée avec mes parents… Ils me reprochent de trop voyager. Pour eux, ce n’est pas comme ça que je trouverai le fameux mari !« , raconte-telle, les yeux ronds.
D’origine marocaine, cette petite brune très dynamique occupe un poste à responsabilités
qui exige beaucoup de disponibilité. Au grand désespoir de ses parents, elle n’a toujours pas la bague au doigt Elle a, bien sûr, la liberté de choisir le partenaire de sa vie, mais on lui impose certains critères. L’élu doit être musulman pratiquant, « de bonne famille« , d’origine marocaine et avec une meilleure situation professionnelle qu’elle…
« Moi, je n’exige pas grand-chose. Un homme drôle, sensible, généreux et intéressant…
il est déjà très difficile de trouver quelqu’un qui me corresponde, alors si je dois ajouter le critère des origines, je suis foutue !
« , plaisante-telle.

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