Petits mariages… Mais ambiance inoubliable

Dans certaines familles, mariage veut dire grandes économies voire crédits… Bref, des sommes « astronomiques ». La plupart des couples misent tout sur la cérémonie et en oublient parfois la vie conjugale. Mais comme la crise n’a épargné personne, certains couples préfèrent voir les choses en plus petit. Ce qui ne veut pas dire que l’ambiance est sacrifiée. Bien au contraire ! C’est le choix qu’a fait Malika l’année dernière. Elle a invité sa famille et quelques amis pour un moment convivial. Principal objectif : ne pas dépasser le budget !

« J’ai d’abord commencé par faire un important tri dans mes invités. J’assumais de faire un mariage en petit comité avec une cinquantaine de personnes maximum» affirme-t-elle.

Budget minimum…

Quand on lui demande ce qu’elle souhaite comme cadeaux, la réponse fuse : participation aux frais du mariage ! Sa mère a fait les gâteaux, ses sœurs ont assuré les courses, des amies de la famille ont cuisiné… Même sa robe de mariée lui a été prêtée. « Cela ne me dérangeait absolument pas, je ne suis pas fétichiste ! Ce n’est qu’une robe pour avoir de jolies photos » assure-t-elle.

Malika se souvient des grands mariages auxquels elle a déjà assisté. « Trop de monde, des mariés accaparés, beaucoup de ‘m’as-tu vu’… » décrit celle qui préfère « les choses simples ». Un an après son mariage, aucun regret. « J’en garde un magnifique souvenir ». Car elle se rappelle surtout que chacun a pu profiter de cette journée.

Ambiance plus chaleureuse ?

Les invités de Malika se souviennent en effet de ce mariage. « On s’est éclaté ! On a tellement ri ! » lui répètent ses amies. En petit comité, moins de stress et moins de strass. L’ambiance est conviviale et sans fioriture. « Dès le départ, il ne s’agissait pas d’entrer dans le concours du mariage le plus spectaculaire, tout le monde avait bien compris que je ne voulais pas en mettre plein la vue mais juste rassembler ceux que j’aime. Du coup, mes invités étaient plus détendus ! » se réjouit la jeune mariée.

Même son de cloche pour Faïza qui a organisé son mariage en deux mois à peine. Avec l’aide de sa famille, son mariage ne lui a rien coûté. Sa soeur Fatima se souvient de cette ambiance de fête. « On a dansé et chanté toute la nuit… A certains moments, l’ancienne sono qu’on avait récupérée ne fonctionnait plus… De vielles tantes se sont mises à chanter en faisant de la musique avec leur fourchettes et leurs verres ! ». Un petit mariage qui a permis à Faïza et à son mari d’économiser au point de pouvoir acheter leur appartement quelques mois après la cérémonie. « Quand j’y pense, je me dis que nous avons bien fait. Mon mariage m’a permis de voir qui était vraiment là pour moi… Et  c’est bien cela le plus important ! » conclut la jeune femme.

Et vous ? Comment imaginez-vous votre mariage ? En grandes pompes car c’est un jour unique ? Ou avec le minimum, le plus important étant de rassembler vos proches ? Est-ce que l’ambiance est plus conviviale dans les petits mariages ? A vos coms !

Ni Halal, ni mariage, pourquoi pas le PACS ?

Hassan vit avec Karine depuis plus d’un an. D’origine marocaine et de religion musulmane, le jeune homme sait bien que sa vie amoureuse ne plaît pas vraiment à ses parents… « Ils connaissent Karine mais ils veulent absolument qu’on se marie ! Sans cela, notre couple n’est pas officiel ni acceptable religieusement à leur yeux » reconnait le jeune homme. Mais voilà, s’il est prêt à faire un enfant avec la femme qu’il aime, il avoue avoir peur de l’engagement matrimonial et ne s’imagine pas du tout passer devant le maire. « Et encore moins m’asseoir sur un trône doré et faire coucou à ma famille ! Ce genre de cérémonies, ce n’est pas du tout mon truc ! ». Mais pourtant sa mère le répète : « La fête n’est pas obligatoire ! Le but est que l’union soit reconnue par la société et donc par notre religion. C’est de ma responsabilité pour mes futurs petits-enfants » explique-t-elle. Car la religion musulmane est claire, un mariage est licite quand il y a un contrat juridique reconnu par le pays de résidence. Ce dernier doit protéger et encadrer le couple et les futurs enfants. Il doit être signé devant témoins.

Le PACS vaut mieux que le halal ?

Pour tenter d’accomplir son devoir sans devoir être obligé de se marier, Hassan avait opté pour la cérémonie du « halal ». Rien de plus simple. Il suffit de rassembler les familles autour d’un imam qui prononce une prière pour bénir le couple. Mais « hors de question » pour les parents de Hassan. Si toutes les prières sont bonnes à prononcer, pour eux le halal n’est pas une cérémonie reconnue car elle n’engage en rien. C’est Karine qui a eu l’idée du PACS. Un contrat juridique reconnu par la loi française. Il est conclu entre deux personnes consentantes qui s’engagent dans une vie commune et se doivent mutuellement assistance et soutien matériel. Mais un contrat assez souple si on le compare au mariage civil…  Les démarches pour la séparation sont faciles, ce qui constitue, pour Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, un avantage «conforme à l’éthique musulmane ». Les parents de Hassan ont en effet estimé cette solution recevable…

Les différences entre mariage et PACS ?


Lors de sa mise en place en 2000, le PACS n’avait pas du tout attiré les Musulmans. Il était trop attaché à l’image de l’union entre homosexuels. Douze ans plus tard, de plus en plus sont prêts à franchir le pa(c)s. Trois PACS sont désormais engagés contre quatre mariages. Plus d’un million de personnes ont déjà choisi ce type d’union. Mais le PACS n’est pas le mariage… Malgré la réforme de 2005 destinée à rapprocher le statut des pacsés de celui des mariés, il n’y a pas d’héritage en cas de décès, pas de pension en cas de séparation et pas de reconnaissance de la filiation en cas de naissance. L’homme du couple pacsé doit reconnaître l’enfant qui naît alors que la filiation est établie automatiquement dans un mariage. Les enfants sont alors considérés comme « naturels » mais pas « légitimes ». Enfin, le PACS n’est pas reconnu comme un acte de mariage dans les pays musulmans, ce qui peut poser question pour certains couples binationaux. Ce sont les arguments qu’invoquent le plus souvent les religieux pour différencier PACS et mariage. Mais en même temps, beaucoup sont d’accord pour reconnaître que le PACS est une solution acceptable en Islam, même s’il doit être considéré comme provisoire. Mais cela suffit à rassurer Hassan et surtout ses parents qui estiment que « c’est un bon début »

Et vous que pensez-vous du PACS ? L’envisagez-vous comme une solution possible ? Est-ce selon vous une bonne solution si vous n’êtes pas prêts au mariage ? A vos coms’ !

Le mariage sans musique commence à faire du bruit

Les mariages maghrébins, sont la plupart du temps l’occasion pour les familles et les amis des mariés de partager un moment de fête où résonnent les cris des enfants et les grands éclats de rire et où la joie se lit sur le visage de chacun. La musique, lors de ces célébrations, joue souvent un rôle crucial dans le bon déroulement et l’ambiance de ce jour de liesse.

Les mariages maghrébins n’en demeurent cependant pas moins des mariages musulmans. Et depuis quelques temps, un phénomène prend de l’ampleur et chamboule la traditionnelle « bande originale » des fêtes de mariage. Ce phénomène, c’est le mariage sans musique.

Une atmosphère propice au recueillement

Ici, l’ambiance diffère radicalement. Les orchestres traditionnels et autres DJ sont remplacés par des percussions. Et les époux récitent des sourates du Coran, invitant les convives à se recueillir.  Seul instrument autorisé dans ces mariages très spirituels : le tambour, qui marque le rythme sur lequel les époux doivent aligner le débit de lecture.

Un mariage aux antipodes de ce à quoi sont habitués tant de Maghrébins. Cette formule, toutefois, fait de plus en plus d’adeptes qui, séduits par un retour à la spiritualité et à la sobriété d’un mariage sans chichis, préfèrent ce climat de recueillement à l’ambiance ostentatoire et chamarrée des noces musicales.

Et vous, êtes-vous pour un mariage sans musique ?

Tambour

Le Mariage, une histoire de dot

Le mariage constitue le point d’orgue d’une relation amoureuse. Réunion de deux cœurs mais aussi de deux familles, celui-ci n’est néanmoins pas exempt de questions d’ordre plus prosaïques. L’acte induit un rapport pécuniaire et personnel entre les deux époux et cet acte, c’est la dot.

La dot, une pratique ancestrale

Cette pratique ancestrale s’intègre dans le champ culturel de très nombreux pays dans le monde. Mais la dot arabe (Mahr), a ceci de particulier que c’est l’homme et non pas son épouse qui doit s’acquitter de cette contribution, parfois uniquement symbolique, mais toujours condition de légitimité coutumière du mariage. En effet, dans le rite malékite, en vigueur au Maghreb, pour que le mariage soit validé, le consentement des époux, la présence de deux témoins et la fixation de la dot sont des conditions sine qua none.

La valeur minime de la dot était, par le passé, communément fixée à un Louis d’or . Somme ayant initialement pour fonction de dédommager les parents pour la perte de leur fille. En effet, les parents de la mariée perdaient une force de travail, récupérée par la belle-famille. Cette dot, versée par l’époux, pouvait aussi signifier le rachat par celui-ci des droits que sa femme devait avoir sur les enfants naissant de leur union.

Mais de moins en moins courante

Avec le temps, la dot a subi de très grandes mutations. Elle ne se présente plus nécessairement sous forme d’argent et revêt souvent l’apparence de cadeaux offert par l’amoureux à l’élue de son cœur. Bijoux, parfums, vêtements, produits de beauté en tous genres…La femme fixe ici les règles. Pour beaucoup de jeunes femmes, la pratique de la dot est dépassée et ne souhaitant pas ruiner leur mari, elles préfèrent se contenter d’un présent symbolique.

D’après vous, l’amour s’achète t-il avec des cadeaux ?

Mariage mixte ou séparé ?

On le sait tous, lors des mariages, ce sont aussi les parents qui mettent leur « réputation » en jeu. Ils doivent « assurer » auprès de leurs invités, amis et famille. Ainsi il y a un compromis à trouver entre les parents et les futurs mariés pour l’organisation du jour J. Un point sensible est souvent discuté : est-ce que la soirée dansante sera mixte ou est-ce que les hommes vont festoyer de leur côté et les dames du leur ?

Une question qui divise encore beaucoup

Les jeunes, dans la majorité, préfèrent voir à leur mariage autant les amis au féminin qu’au masculin. Autant les cousines que les cousins. Mais la « pression » vient souvent des femmes, souvent voilées et mariées, qui veulent pouvoir se « lâcher » un peu lors du mariage.

Et cela est plus gênant avec la présence d’hommes dans la salle. « J’ai dû séparer les hommes et les femmes lors de mon mariage simplement car les femmes invitées par ma mère avaient prévenu qu’elles ne viendraient pas si la soirée était mixte » raconte Sonia.

L’argument invoqué est celui du religieux. Et il est vrai qu’on voit de plus en plus apparaître une mode des « mariages entre filles », qui sont, il est vrai, souvent mémorables ! Une soirée 100% filles, pour la plupart voilées dans la vie publique et qui une fois les voiles tombés, créent une ambiance unique. Une sorte d’enterrement de vie de jeune fille en guise de mariage…

« Mariage pachtoune »

Mais les mariages séparés ne plaisent pas toujours aux jeunes générations. « J’appelle cela des mariages pachtounes », lance Nabil 31 ans en référence à la culture afghane… « Des mariages ou on ne s’amuse pas beaucoup en général. Où on vient par politesse ! ».

Car en effet, les mariages orientaux se déroulent essentiellement autour de la mariée. L’ambiance est toujours plus festive auprès des dames. Les garçons se retrouvent d’une certaine manière privés de « fiesta ». C’est d’autant plus embêtant pour eux lorsque la mariée est une sœur, une cousine ou autre membre proche de la famille.

Une situation qui indispose aussi le marié. Le jeune homme est le seul autorisé à passer la soirée auprès de sa belle. Avec toutes les femmes des deux familles, qui passent la majeure partie de la soirée à épier ses faits et gestes, on comprend l’embarras. « C’était horrible, j’aurais adoré qu’il y ait mes frères et mes copains autour de moi » raconte Abdel, jeune mariée de 29 ans.

Trouver un compromis

« Je peux comprendre que des mamans très pieuses ne veuillent pas se mélanger aux hommes, mais dans ce cas elles peuvent simplement rester dans leurs coin et ne pas danser ! » propose Karim 28 ans.

Car c’est en effet le bon compromis. Séparer hommes et femmes en théorie et permettre que les jeunes hommes s’installent auprès de la mariée et profitent des festivités. En général, la demande de séparation vient des anciens. « La mixité est partout aujourd’hui, on prend le bus, on se voit au supermarché ! Pourquoi on se séparerait lors des mariages ? » se demande Nora 31 ans.

En effet ce compromis semble arranger tout le monde. Car traditionnellement c’est lors des mariages que les célibataires espèrent trouver l’âme sœur. Les mamans les plus ouvertes demandent même à leurs enfants « d’ouvrir l’œil ». En effet, quoi de mieux pour une maman de repérer sa future belle fille ou son futur gendre dans le cadre d’un mariage ? Et cela est impossible, si garçons et filles ne se croisent pas…

Et vous, quelle est votre préférence : mariage mixte ou séparé ? Que choisirez-vous pour votre propre mariage ? Est-ce que les mariages restent un bon moyen de faire des rencontres ? A vos com’s !

Mabrouk Ramadan, et les Z’amours alors ?

Aujourd’hui commence le mois de Ramadan. Le mois le plus saint et le plus important pour les musulmans. Quelque soit le niveau de pratique des fidèles, ce pilier de l’Islam est de loin le plus respecté. Selon l’enquête annuelle de l’Ifop, 70% des 5 à 6 millions de musulmans de France jeûnent.

Mais alors, qu’en est-il en ce qui concerne les Z’amours ? Comment fait-on pour notre affaire : trouver l’âme sœur ? Pour la plupart d’entre vous le Ramadan c’est le moment de faire une pause question drague. Et oui, difficile d’inviter une fille à boire un verre si on ne peut pas le boire, ce verre ! C’est surtout l’occasion de se concentrer sur soi. De réfléchir. C’est donc une étape très importante aussi pour la question du mariage musulman. Prendre le temps de se demander ce que l’on veut vraiment. Ce qui nous conviendrait le mieux.

Continuer la lecture de Mabrouk Ramadan, et les Z’amours alors ?

Cherche une femme, pour mon père !

En général, les mariages musulmans se font et se défont en famille. Plus courant pour les parents immigrés d’un pays maghrébin. Mais quand il le faut, les enfants nés en France s’en mêlent aussi ! Nadia avait 15 ans quand sa mère a été emportée par une grave maladie. Submergée par la tristesse, toute la famille s’interdisait même les fêtes et autres anniversaires… Mais la vie suit sont court et d’années en années, la cadette Nadia quitte à son tour la maison pour rejoindre les bancs de la fac. Leur père devenu veuf reste seul. Dans la famille au bled, on lui a bien sûr proposé des épouses, mais « ça ne passe pas » pour les enfants. Trouver une nouvelle épouse à son père… Entreprise difficile qui peut se régler sur internet.

Continuer la lecture de Cherche une femme, pour mon père !

Trouver l’amour après un divorce, mission impossible ?

Preuve aussi de l’évolution des mœurs, les divorces sont un peu plus faciles à assumer par les familles maghrébines. Alors que les mères de familles supportaient presque n’importe quoi, leurs filles et petites filles stoppent plus sereinement un mariage raté. Avec moins de pression. Autre signe de l’évolution des mentalités, les divorcés veulent se remarier. Ceux qui ont fait le mauvais choix une première fois, ne se contentent pas du premier venu. Pas question de se tromper une seconde fois. Il y a de plus en plus de divorcés dans les sites de rencontre de mariage musulman, notamment Mektoube.fr. Rahma a 42 ans. Jeune divorcée, elle a 3 enfants de 4 à 9 ans. Elle s’est séparée d’un mari pas assez à l’écoute, pas assez présent…

Continuer la lecture de Trouver l’amour après un divorce, mission impossible ?

A la chasse aux convertis

A chaque fois qu’un mariage est célébré, on a le même réflexe. «  C’est quoi ? Marocains, algériens… ? ». Avouez-le ! Ca n’a aucune importance, mais on le fait tous. Mais dès qu’il y a un converti dans le couple, on entend les « Mashallah ! », « Mashallah ! » d’admiration. Ces jeunes Français de souche, blancs, parfois aux yeux clairs ou aux cheveux blonds… Aux prénoms gaulois et à l’éducation parfois chrétienne. Ces jeunes qui décident par eux même, grâce à leur propre réflexion de devenir un jour musulman… Et en général ils sont très assidus dans la pratique. Et quand ils parlent arabe, c’est l’extase !
Il y a une forme de fantasme autour des convertis… Ils sont pour la plupart de bons partis pour nos célibataires ! Que ce soit du côté des filles que des garçons.

Continuer la lecture de A la chasse aux convertis

Etes-vous plutôt « Hallal » ou Mairie ?

C’est l’histoire d’une jeune fille qui présente à ses parents son amoureux, pour qu’il devienne son mari. Le jeune homme se présente avec ses parents, tout se passe bien. La famille de la Belle veut fixer une date de mariage civil. Mais le jeune homme préfère dans un premier temps juste faire le « Hallal ». Instable financièrement, il voudrait prendre le temps de mettre de l’argent de côté avant le grand saut. Une petite cérémonie est organisée. Une prière est prononcée. Très vite, on déclare Leïla et Rachid mari et femme, devant Dieu et leurs parents.

Continuer la lecture de Etes-vous plutôt « Hallal » ou Mairie ?