Mariages et familles recomposées

Les couples maghrébins et musulmans n’échappent pas à la réalité des divorces. De plus en plus de séparations sont déplorées. Parfois, ces divorcés sont déjà parents et retrouvent l’amour auprès d’autres divorcés. Ce qui forme des familles recomposées.

« J’ai cherché à rencontrer quelqu’un pour refaire ma vie, il est vrai que je suis entrée en contact plus facilement avec des divorcés » raconte Fatima, 37 ans, maman de deux enfants de 3 et 6 ans. L’année dernière, elle a épousé Tarik, 43 ans papa de son côté de deux garçons de 11 et 13 ans. « Fatima a la garde de ses enfants mais ce n’est pas mon cas. Du coup je vis avec des petits bouts qui ne sont pas les miens. Et parfois, lors de certains week-end, on se retrouve parents de quatre enfants ! Comme ils n’ont pas du tout le même âge, nous n’avons pas trop de problème de dispute, chacun est à sa place » explique Tarik.

Pas facile tous les jours…

Mais cela n’est pas toujours simple pour la petite famille notamment pour les enfants plus jeunes… « Mes enfants n’ont aucun exemple de familles recomposées musulmanes dans leur entourage, parfois il est difficile pour eux de se projeter, ils se sentent seuls » poursuit la maman.

Du côté de Tarik, 43 ans, c’est un peu plus délicat car « si je suis présent, les enfants de Fatima ne sont pas les miens et je ne serai jamais leur papa. Ma position n’est pas toujours claire. Mais on arrive à gérer ! ».

Heureusement, le nouveau petit couple est assez soudé et tente tant bien que mal de privilégier le bien-être des quatre enfants. Si tensions il y a, elles sont souvent provoquées par l’entourage familial. « Mon divorce a été assez mal vécu par ma famille pour laquelle c’est un sujet tabou… Après ma séparation, mes parents auraient voulu « me prendre en main ». Ils avaient peur que je fréquente n’importe qui » nous livre Fatima.

Des familles heureuses

Mais quand la petite famille se retrouve au complet, Fatima et Tarik tentent toujours d’organiser des choses spéciales. « On essaie de les emmener au restaurant, au cinéma ou en week-end. On met en place des activités tous ensemble pour resserrer les liens » précise Tarik.

Les enfants qui ont vécu plus ou moins douloureusement la séparation, retrouvent ainsi peu à peu des moments heureux avec l’un de leurs parents. Si « maman » n’est pas la vraie maman et si « papa » vit ailleurs la semaine, les enfants de Fatima et Tarik voient leurs parents de nouveau amoureux et heureux. Une valeur sûre pour recréer un cocon familial.

Et vous, seriez-vous prêt à reconstruire une famille avec d’autres enfants ? Est-ce difficile de trouver l’âme sœur quand on est divorcé ? Quelle est la position de vos enfants qui partagent votre famille recomposée ? A vos coms !

Femme voilée cherche mari

Par définition, une femme voilée ne se découvre pas les cheveux en public et en particulier devant des hommes qui ne font pas partie de sa famille proche : mari, frères, père… . Ainsi, si un homme est intéressé par une femme voilée, il ne verra jamais ses cheveux avant de devenir son mari. Logique !

Un « risque » que certains hommes ont du mal à prendre. « J’essaie chaque jour de me rapprocher  au mieux des bonnes pratiques religieuses musulmanes notamment en me mariant, mais j’avoue que je me vois mieux avec une fille non voilée… Si ma femme veut se voiler plus tard ce sera son choix, mais dans le cadre de la rencontre, je dois reconnaître que l’attirance physique est importante » nous livre Walid, 32 ans, qui a besoin d’être rassuré tant le mariage est une entreprise « compliquée ».

C’est tout autant compliqué du côté des filles. « Je cherche à fonder un foyer depuis quelques années déjà et nous, les voilées, n’échappons pas à la tendance générale : c’est dur de se caser aujourd’hui ! » raconte Karima sur le ton de l’humour.  Pour elle, c’est encore plus difficile de se marier quand on est voilée. « Nous sommes victimes d’a priori, celui de la sainte nitouche coincée, une fille qui manque de coquetterie… Spontanément, dans une soirée un homme va me parler de religion, comme si ma foi expliquait à elle seule toute ma personnalité » se désole la jeune femme de 31 ans.

Les filles voilées n’ont plus la « cote » ?

S’il y a quelques années, les filles voilées avaient la « cote » auprès des jeunes musulmans, au point que, de leur propre aveu, certaines filles se voilaient, la tendance inverse commence à être assumée par certains hommes comme Walid.

D’après Karima et sa bande de copines voilées ou non, le constat est clair. Pour elles, plus les femmes évoluent dans la recherche de l’âme sœur et plus elles sont ouvertes, « voire désespérées! » lancent-elles en riant.

Mais du côté des hommes c’est le contraire, plus ils prennent de l’âge et plus ils sont exigeants, pointilleux, notamment sur le physique… « C’est un peu hypocrite et cela montre que ces hommes qui se disent croyants et pratiquants sont faibles pour moi… Ils veulent une bonne musulmane mais en même temps pouvoir briller en société avec une belle fille à leur bras… Ces hommes ne m’intéressent pas car cela est futile comme préoccupation… » avoue Mina, amie voilée de Karima.

Une fois découverte les cheveux au vent, ce fut « l’enchantement »

Mais heureusement, tous les hommes n’ont pas ce blocage. David, converti depuis une quinzaine d’années a rencontré sa femme il y a deux ans. « Quand je l’ai vue, je l’ai trouvée très belle ! Et je n’ai jamais imaginé à quoi ressemblaient ses cheveux… Cela ne m’est même pas venu à l’esprit ! » raconte-t-il. « Nous avons discuté de sujets tellement importants comme la politique, l’éducation des enfants, la pratique religieuse et nos ambitions professionnelles » Une fois qu’il a découvert son épouse les cheveux au vent, ce fut « l’enchantement ». « Il est vrai que découvrir la chevelure donne une image assez différente de la personne, on la voit sous un autre jour et c’est encore plus charmant. Pour moi ma femme était encore plus belle ».

Même avis pour Ahmed qui n’a jamais considéré que le voile était un point positif ou négatif dans le cadre de la rencontre. « Si la fille est voilée, c’est qu’elle est pratiquante et cela me touche, mais ce n’est pas pour moi un élément déterminant. Et finalement cela ne regarde qu’elle. Même chose si elle n’est pas voilée, je ne jugerai jamais une femme en fonction de cela ».

Alors messieurs, épouser une fille voilée vous poserait problème ou pas ?
Découvrir la chevelure de sa femme une fois l’engagement pris vous fait-il peur ?
Et vous les filles, est-ce que le voile facilite ou au contraire complique la recherche de l’âme sœur ? A vos com’s !