Etes-vous plutôt « Hallal » ou Mairie ?

C’est l’histoire d’une jeune fille qui présente à ses parents son amoureux, pour qu’il devienne son mari. Le jeune homme se présente avec ses parents, tout se passe bien. La famille de la Belle veut fixer une date de mariage civil. Mais le jeune homme préfère dans un premier temps juste faire le « Hallal ». Instable financièrement, il voudrait prendre le temps de mettre de l’argent de côté avant le grand saut. Une petite cérémonie est organisée. Une prière est prononcée. Très vite, on déclare Leïla et Rachid mari et femme, devant Dieu et leurs parents.

De plus en plus de couples se marient religieusement et pas civilement. C’est ce qu’on appelle communément le « Halal », « La Fath3a » ou mariage musulman. Plus répandue dans la communauté algérienne, cette pratique fait des émules chez les voisins d’origine marocaine ou tunisienne. Le principe est simple. Une reconnaissance mutuelle des familles, une prière pour bénir les « mariés », et hop… le tour est joué ! Les tourtereaux sont réellement considérés comme mariés. Ils peuvent partager le même toit et même avoir des enfants. Ce sont les codes des parents et ils sont très clairs. « Le marhkoul », du sérieux quoi ! Mais voilà, le Hallal n’est pas encore totalement considéré par les jeunes comme le vrai mariage. Pour eux, c’est plutôt de « l’officialisation… ». Qui n’engage à pas grand chose finalement.

« Le Halal, une sorte de brouillon »

Revenons à l’union de Leila et Rachid. Un an après avoir  « Halalisé » leur couple, la question du mariage civil se pose. Enfin une date est fixée. Mais deux semaines seulement avant de passer devant le maire, Rachid plaque tout et renonce. Officiellement, il n’était pas prêt… Si administrativement, cela ne cause aucun dommage, Leila est considérée comme divorcée ! Statut très difficile notamment pour les Maghrébines, (on en parlera dans une prochaine chronique 😉 ). Qu’on se rassure, ce scénarios catastrophe, digne d’un film américain, n’arrive pas tous les jours. Mais il est vrai que le Hallal c’est plus officialiser que s’engager. Aujourd’hui les langues se délient. Les couples avouent que le Halal, c’est surtout pour les parents. C’est mieux que d’avoir une relation longue en cachette. « Une sorte de brouillon », qui peut aller jusqu’au mariage, mais pas toujours. En tout cas, il peut permettre à nos traumatisés de l’engagement, de faire un premier pas important.

Pas de « Hallal » dans le droit français…

Parfois, pour ces Maghrébins dernière génération, faire le Halal, c’est presque comme présenter à ses parents son amoureux du moment. Et pour certain sociologue, une façon de s’intégrer à la culture française… Mais parlons plutôt du Droit. Le mariage musulman, c’est avant tout un engagement. Que l’on passe devant le maire ou pas, une femme et un homme se promettent fidélité, solidarité etc. Et si séparation il y a, on l’assume. Au départ, c’est ce que les amoureux se jurent, avec des étoiles dans les yeux. Mais un « divorcé » après un hallal, n’est pas un divorcé dans le droit français. Donc si Monsieur ou Madame, décide du jour au lendemain de voguer vers d’autres cieux, laissant enfants et factures à l’autre, personne ne lui demandera d’explications… Officiellement, il (elle) a juste rompu, comme un goujat certes, mais il (elle) a juste rompu.

Et vous ? Vous êtes plutôt « Halal » ou passage devant le maire ?

4 réflexions au sujet de « Etes-vous plutôt « Hallal » ou Mairie ? »

  1. de mon cotés je n’y crois méme plus ni au halal ni au rham
    j’ai fais le halal en famille et devant dieu, j’etais sincére
    mais je me suis rendu compte que mon sois disant mari
    rechercher plus une aventure qu’une belle et vrai histoire
    comme disais le halal c un contrat d’intérim et non pas un cdd
    voilà pour ma part !!
    vous souhaiatnt un bon ramadan in cha allah

    amina

  2. L’idée je pense est de permettre à chacun de se connaitre pendant cette période de préparation du mariage, il y a une part d’hypocrisie dans le processus du mariage ou de la recherche d’une future union chez les musulmans, il n’existe pas de période d’essai et donc le hallal est une forme d’officialisation comme des fiançailles, cette période dois être utilisé pour mettre en place sa future vie conjugale, connaitre la famille de l’un et de l’autre car la famille est souvent oublié dans tous ça, mais souvent en cas de problèmes dans le couple, la famille est très souvent responsable des décisions de séparation.Choisir une épouse ou un époux c’est aussi choisir sa famille si vous penser ne pas vous entendre avec vos futurs beau parents vaut mieux vous abstenir, le malaise dans tous cela c’est à mon avis que les femmes et les hommes se cherchent mais ne se trouve pas. Alors si je peut me permettre lâcher du lest, essayer de définir vos objectif de vie et si vous êtes du genre tempérament nerveux stressé ne pas vous marié avec votre sosie cela risque de ne pas durer…

  3. Il faut faire LES DEUX ! Et pour plus de sécurité le mariage en mairie doit suivre de quelques jours la prononciation de la Fatiha!

    On a tous vu des malins malhonnêtes qui font le mariage halal, profite de leur jeune épouse et puis divorcent en abandonnant « la mariée » à son sort !

    Ces situations sont dramatiques et souvent dénoncées par les imams!

    Voilà pourquoi beaucoup de ‘ulamas conseillent aux musulmans d’occident de faire le mariage à la mairie en plus de la Fatiha. Cela confirme le mariage en le validant pour de bon.

    La femme est alors protégée par la loi de son pays de résidence.

    PRUDENCE MES SŒURS !NE PRENEZ PAS DE RISQUES INCONSIDÉRÉS !

  4. Quand je lis ou j’entend se genre de choses j’me dis nous sommes à l’abri de rien surtout de nos jours… Les gens se marient,et kelkes mois plus tard divorce : pourkoi? Bah pour des futilités kom dab’. O lieu de se poser les cartes sur table en s’explikant ils plakes tout. En bref un mariage dans le halal ou civil peut tomber a l’eau. Chacun sa chance,chacun son Mektoub’

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