Petits mariages… Mais ambiance inoubliable

Dans certaines familles, mariage veut dire grandes économies voire crédits… Bref, des sommes « astronomiques ». La plupart des couples misent tout sur la cérémonie et en oublient parfois la vie conjugale. Mais comme la crise n’a épargné personne, certains couples préfèrent voir les choses en plus petit. Ce qui ne veut pas dire que l’ambiance est sacrifiée. Bien au contraire ! C’est le choix qu’a fait Malika l’année dernière. Elle a invité sa famille et quelques amis pour un moment convivial. Principal objectif : ne pas dépasser le budget !

« J’ai d’abord commencé par faire un important tri dans mes invités. J’assumais de faire un mariage en petit comité avec une cinquantaine de personnes maximum» affirme-t-elle.

Budget minimum…

Quand on lui demande ce qu’elle souhaite comme cadeaux, la réponse fuse : participation aux frais du mariage ! Sa mère a fait les gâteaux, ses sœurs ont assuré les courses, des amies de la famille ont cuisiné… Même sa robe de mariée lui a été prêtée. « Cela ne me dérangeait absolument pas, je ne suis pas fétichiste ! Ce n’est qu’une robe pour avoir de jolies photos » assure-t-elle.

Malika se souvient des grands mariages auxquels elle a déjà assisté. « Trop de monde, des mariés accaparés, beaucoup de ‘m’as-tu vu’… » décrit celle qui préfère « les choses simples ». Un an après son mariage, aucun regret. « J’en garde un magnifique souvenir ». Car elle se rappelle surtout que chacun a pu profiter de cette journée.

Ambiance plus chaleureuse ?

Les invités de Malika se souviennent en effet de ce mariage. « On s’est éclaté ! On a tellement ri ! » lui répètent ses amies. En petit comité, moins de stress et moins de strass. L’ambiance est conviviale et sans fioriture. « Dès le départ, il ne s’agissait pas d’entrer dans le concours du mariage le plus spectaculaire, tout le monde avait bien compris que je ne voulais pas en mettre plein la vue mais juste rassembler ceux que j’aime. Du coup, mes invités étaient plus détendus ! » se réjouit la jeune mariée.

Même son de cloche pour Faïza qui a organisé son mariage en deux mois à peine. Avec l’aide de sa famille, son mariage ne lui a rien coûté. Sa soeur Fatima se souvient de cette ambiance de fête. « On a dansé et chanté toute la nuit… A certains moments, l’ancienne sono qu’on avait récupérée ne fonctionnait plus… De vielles tantes se sont mises à chanter en faisant de la musique avec leur fourchettes et leurs verres ! ». Un petit mariage qui a permis à Faïza et à son mari d’économiser au point de pouvoir acheter leur appartement quelques mois après la cérémonie. « Quand j’y pense, je me dis que nous avons bien fait. Mon mariage m’a permis de voir qui était vraiment là pour moi… Et  c’est bien cela le plus important ! » conclut la jeune femme.

Et vous ? Comment imaginez-vous votre mariage ? En grandes pompes car c’est un jour unique ? Ou avec le minimum, le plus important étant de rassembler vos proches ? Est-ce que l’ambiance est plus conviviale dans les petits mariages ? A vos coms !

Ni Halal, ni mariage, pourquoi pas le PACS ?

Hassan vit avec Karine depuis plus d’un an. D’origine marocaine et de religion musulmane, le jeune homme sait bien que sa vie amoureuse ne plaît pas vraiment à ses parents… « Ils connaissent Karine mais ils veulent absolument qu’on se marie ! Sans cela, notre couple n’est pas officiel ni acceptable religieusement à leur yeux » reconnait le jeune homme. Mais voilà, s’il est prêt à faire un enfant avec la femme qu’il aime, il avoue avoir peur de l’engagement matrimonial et ne s’imagine pas du tout passer devant le maire. « Et encore moins m’asseoir sur un trône doré et faire coucou à ma famille ! Ce genre de cérémonies, ce n’est pas du tout mon truc ! ». Mais pourtant sa mère le répète : « La fête n’est pas obligatoire ! Le but est que l’union soit reconnue par la société et donc par notre religion. C’est de ma responsabilité pour mes futurs petits-enfants » explique-t-elle. Car la religion musulmane est claire, un mariage est licite quand il y a un contrat juridique reconnu par le pays de résidence. Ce dernier doit protéger et encadrer le couple et les futurs enfants. Il doit être signé devant témoins.

Le PACS vaut mieux que le halal ?

Pour tenter d’accomplir son devoir sans devoir être obligé de se marier, Hassan avait opté pour la cérémonie du « halal ». Rien de plus simple. Il suffit de rassembler les familles autour d’un imam qui prononce une prière pour bénir le couple. Mais « hors de question » pour les parents de Hassan. Si toutes les prières sont bonnes à prononcer, pour eux le halal n’est pas une cérémonie reconnue car elle n’engage en rien. C’est Karine qui a eu l’idée du PACS. Un contrat juridique reconnu par la loi française. Il est conclu entre deux personnes consentantes qui s’engagent dans une vie commune et se doivent mutuellement assistance et soutien matériel. Mais un contrat assez souple si on le compare au mariage civil…  Les démarches pour la séparation sont faciles, ce qui constitue, pour Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, un avantage «conforme à l’éthique musulmane ». Les parents de Hassan ont en effet estimé cette solution recevable…

Les différences entre mariage et PACS ?


Lors de sa mise en place en 2000, le PACS n’avait pas du tout attiré les Musulmans. Il était trop attaché à l’image de l’union entre homosexuels. Douze ans plus tard, de plus en plus sont prêts à franchir le pa(c)s. Trois PACS sont désormais engagés contre quatre mariages. Plus d’un million de personnes ont déjà choisi ce type d’union. Mais le PACS n’est pas le mariage… Malgré la réforme de 2005 destinée à rapprocher le statut des pacsés de celui des mariés, il n’y a pas d’héritage en cas de décès, pas de pension en cas de séparation et pas de reconnaissance de la filiation en cas de naissance. L’homme du couple pacsé doit reconnaître l’enfant qui naît alors que la filiation est établie automatiquement dans un mariage. Les enfants sont alors considérés comme « naturels » mais pas « légitimes ». Enfin, le PACS n’est pas reconnu comme un acte de mariage dans les pays musulmans, ce qui peut poser question pour certains couples binationaux. Ce sont les arguments qu’invoquent le plus souvent les religieux pour différencier PACS et mariage. Mais en même temps, beaucoup sont d’accord pour reconnaître que le PACS est une solution acceptable en Islam, même s’il doit être considéré comme provisoire. Mais cela suffit à rassurer Hassan et surtout ses parents qui estiment que « c’est un bon début »

Et vous que pensez-vous du PACS ? L’envisagez-vous comme une solution possible ? Est-ce selon vous une bonne solution si vous n’êtes pas prêts au mariage ? A vos coms’ !

Le voyage de noces, première cohabitation du couple

On dit que l’on découvre vraiment l’autre quand on vit avec. C’est pour cette raison que réussir sa première année de mariage est fondamental. Ou réussir son voyage de noces pour les plus chanceux. Mais il n’est pas encore systématique pour tous les couples. Pour certains, ce n’est qu’un rendez-vous commercial. Il est vrai que la surenchère des destinations permet d’en mettre plein la vue, c’est d’ailleurs souvent l’objectif plus ou moins avoué lors des mariages : « partir le plus loin possible et éclater tous le monde ! ». Mais pour beaucoup, ce voyage est surtout un moment précieux pour se retrouver en amoureux et créer un univers personnel et intime. En tête-à-tête.

Alors : pour ou contre le voyage de noces ? A-t-il vraiment une utilité pour le couple ?

« C’est juste pour jeter de l’argent par les fenêtres »

« Partir en voyage de noces n’est pas important du tout ! C’est juste pour jeter de l’argent par les fenêtres… Moi je suis sûre de l’amour que je porte à mon mari, pas besoin de voyage pour consolider notre union. Après mon mariage, je voulais surtout vite construire mon avenir avec mon époux et devenir enfin maman… », raconte Amina, 36 ans, qui fait la connaissance de son époux sur un site de rencontre, Mektoube. Au sein du couple de Bassem et Myriam, la question n’était pas vraiment tranchée avant. « Notre mariage a été assez difficile à organiser. Nous avons subi les très lourdes pressions des familles qui poussaient pour que cet événement soit unique… Du coup, le mariage nous a coûté plus cher que prévu. Et j’ai délaissé notre voyage de noces » raconte Bassem 34 ans, sur le ton du regret. « Oui je regrette car j’ai voulu faire plaisir à tous le monde alors que je savais que ce voyage était très important pour mon épouse. Elle voulait une escapade spéciale et inoubliable que l’on aurait partagée ensemble. Ca reste une promesse que je n’ai pas assurée » poursuit le jeune homme. Qu’on parte ou pas, la question doit être discutée en amont et bien tranchée au sein du couple. Si ce n’est pas le cas, cela reste au mieux un regret, au pire un reproche qui perdure…

« Commencer notre vie commune sur de bonnes bases »

Pour Zohra, il n’y a pas de mariage sans voyages de noces. « Pas pour la frime » précise-t-elle d’emblée. « Nous ne voulions pas de grand mariage très couteux. Par contre, nous voulions nous offrir un beau voyage ! Un souvenir unique !  Nous avons opté pour la Malaisie et l’Indonésie. C’était magique… », raconte cette jeune trentenaire. Pourquoi est-ce si important ? « Pour commencer notre vie commune sur de bonnes bases. Apprendre à se découvrir sans stress et sans la famille qui gravite autour de nous ! » éclate-telle dans un rire. Car il est vrai que la plupart des mariages maghrébins sont un vrai concentré de tensions et de bienséance abusive…  Et ce, avant, pendant et même après l’union ! Dès le lendemain, on fait les comptes, on découvre les cadeaux et les enveloppes offerts par les invités… Parfois, il y a des déceptions, des critiques… Puis on commente les noces, on compare les genres… « Une période que je ne voulais pas vivre ! J’ai de bons rapports avec ma belle-famille, mais ma belle-mère donne son avis sur tout… », confie Zohra. Ainsi, avec son cher et tendre, elle décolle pour l’Asie deux jours seulement après le mariage, juste le temps de boucler sa valise. « Quand nous sommes rentrés, nous étions détendus, reposés et nous avions pris beaucoup de recul sur les derniers événements… », se réjouit-elle.

Et vous, que pensez-vous des voyages de noces ? Est-ce si important ?

Est-ce juste un effet de « mode » ou permet-il vraiment au couple de se découvrir ?

Comptez-vous partir en escapade amoureuse après votre mariage ou n’avez-vous encore pas pris de décision ? A vos coms !

« Mes parents m’ont obligé à rompre »

On dit que la plupart des parents maghrébins tiennent une place importante dans le choix de l’âme sœur. Leur poids est même beaucoup plus important qu’on ne le croit. Les parents peuvent tout simplement mettre fin à une idylle. Samira 32 ans, d’origine tunisienne, partageait une relation sérieuse avec Samuel. En couple depuis 2 ans, elle comptait le présenter « enfin » à ses parents. « C’était l’homme de ma vie. Il était tellement formidable, que j’étais persuadée que mes parents accepteraient mon mariage, même s’il est n’est pas d’origine maghrébine » raconte-t-elle. Mais rien n’y a fait. Samira a dû mettre fin à son histoire après des mois de négociations. Elle n’a pas réussi à faire face aux arguments de sa mère : « Tu ne peux pas nous faire ça, nous qui t’avons tout donné ! J’en serai triste toute ma vie. Crois-en mon expérience, tu seras malheureuse avec une personne qui n’est pas de notre culture… », lui rabâchait sa mère. Mais voilà, Samira a rompu depuis trois ans. Et il est très difficile pour elle de refaire sa vie.

Refaire sa vie après une rupture imposée

Abdoulaye sait que c’est lié. Il a du mal à trouver l’âme sœur depuis que sa relation avec son ex-fiancée a été stoppée. « Je l’aimais comme un fou, mais elle a préféré écouter ses parents qui ne voulait pas d’un Sénégalais dans leur  famille » raconte le jeune homme de 35 ans. Deux ans plus tard, aucune fille n’est parvenue à lui faire oublier ce chagrin. « Je me suis fait une raison. Mais je me suis tellement imaginé vivre avec Nadia, que je ne peux m’empêcher de la comparer avec les filles que je rencontre ». Quand il accepte d’en rencontrer. Car pendant longtemps, Abdoulaye refusait même de sortir… De son côté, Samira craint que cette période soit trop longue. « C’est toujours plus compliqué pour les filles. Aujourd’hui je suis vraiment décidée à rencontrer quelqu’un, je me suis inscrite sur des sites de rencontres où il y a des gens très bien. Mais j’avoue que j’ai peur de souffrir à nouveau » explique-t-elle. De plus, elle ne cesse de ressasser le passé : « je suis peut-être passé à côté de la chance de ma vie » se répète-elle.

Une question de temps… ?

Ne pas réussir à refaire sa vie, c’est ce que craignait Karim, 28 ans. Il a dû rompre avec Angélique sous la pression familiale. « Un jour j’ai rencontré Hafida. Je ne sais pas pourquoi je me suis dit : avec elle, je vais passer à autre chose ». Et c’était le cas. Après une année de relation, ils organisent leurs fiançailles. « Mon histoire avec Angélique a eu lieu alors que j’étais un peu jeune. Avec le temps, j’ai muri et j’ai oublié… Preuve qu’aucun chagrin d’amour n’est insurmontable et que malheureusement pour nous, le choix de l’autre doit se faire scrupuleusement » reconnait le jeune homme. Samira et Abdoulaye espèrent bien « passer à autre chose » comme Karim. « Mais c’est déjà très difficile de faire des rencontres sérieuses dans notre société actuelle alors ça n’arrange rien » craint Samira. « Je pense que tout est une question de temps. Mais désormais, pour me protéger il ne faut pas que je néglige les problèmes de racisme qui polluent encore les musulmans… C’est triste mais on doit faire avec » conclut Abdoulaye.

Et vous, avez-vous déjà été contraint de rompre sous la pression de vos parents ? Quelles a été votre réaction ? Comment résoudre ces problèmes de racisme ou de pression encore trop fréquents aujourd’hui ? A vos coms !

« Dans mon couple, on ne parle pas la même langue »

Le grand boom des rencontres sur internet fait sauter les frontières et permet de plus en plus de rencontres au-delà du simple pays de résidence. Et c’est tant mieux ! Mais parfois, pour se comprendre, le couple doit utiliser plusieurs langues,  un bout de celle-ci et un autre de celle-là… Chacun fait ce qu’il peut. Alors richesse ou handicap ?

Rania a rencontré Malek via un site de rencontre. Ils échangent à moitié en français, à moitié en arabe algérien et ce n’est pas toujours évident… Aucun des deux ne connait parfaitement la langue de l’autre. « Tout allait assez bien quand on tchattait derrière notre écran… On arrivait à échanger sur tout. Mais j’ai ressenti un blocage quand nous nous sommes parlés pour la première fois » raconte Rania, 36 ans. « Je ne trouvais pas mes mots, et on ne se comprenait pas parfaitement… Ca m’a gêné » poursuit la jeune femme.

Un handicap ?

Métisse franco-algérienne, Rania n’a jamais vraiment appris la langue arabe. Quant à Malek, s’il se débrouille dans la langue de Molière, son discours reste assez limité. Pour ce couple, la différence de la langue a donc plutôt été un handicap. Mais se sont-ils donnés toutes les chances ? « J’avoue que Malek était très gentil, mais je n’ai pas tout fait pour que cette relation marche… Si j’avais été plus patiente, peut-être que cela aurait été différent. Mais la vérité c’est que je suis très timide et j’ai besoin que l’autre fasse beaucoup plus d’efforts que moi. J’ai du mal à prendre les devants… ».

Autre couple, autre expérience. Du côté de Nicolas 39 ans, et de Kaoutar 35 ans, ce n’est pas du tout la même histoire. Elle vit en Tunisie, lui en Normandie. Ils se sont découverts sur internet aussi mais se sont déjà rencontrés plusieurs fois. « Je dois dire que c’était le coup de foudre… Alors que je ne parle pas un mot d’arabe et elle n’est pas à l’aise avec le Français. Elle dit que ça a toujours été son point faible à l’école ! » raconte Nicolas attendri… Le couple s’est rencontré pour la première fois à Paris lors d’un voyage professionnel de Kaoutar. « Elle travaille dans l’immobilier inter-Maghreb et venait participer à un salon… Nous avons tout de suite pu trouver le bon mélange entre le français, l’arabe et même l’anglais… ».

Une richesse ?

La patience de Kaoutar et la curiosité de Nicolas a permis au couple de trouver un bon rythme de croisière. Six mois plus tard, Nicolas a même envie de se lancer « une fois pour toute » dans des cours d’arabe. « Cela fait longtemps que ca me faisait envie ! Car Kaoutar a fait de grand progrès en français, alors que moi j’ai encore tout à apprendre ». Dans ce couple, la différence de la langue est donc loin d’avoir été un handicap. Cela les a même rapprochés. « Je trouve que c’est une preuve d’ouverture et de curiosité de l’autre. Nous avons dépassé la simple contrainte technique » poursuit le jeune normand. Aujourd’hui, ils ne peuvent pas s’empêcher de se parler tous les jours, et ont même de projets pour l’avenir. Ils ont de nombreux points communs et espèrent trouver rapidement une solution pour se rapprocher géographiquement.

Et vous, pourriez-vous vous lancer dans une relation avec une personne qui ne parle pas votre langue ? Est-ce un handicap ou au contraire une richesse qui vous permet de découvrir une autre culture et d’apprendre sur vous-même ? A vos coms !

La saison de l’amour s’installe

Cela n’aura échappé à personne, les beaux jours s’installent et on en profite ! Si le printemps est la saison idéale pour les mariages, c’est surtout le moment propice pour trouver l’amour. Ce n’est pas moi qui le dis, mais les scientifiques. Selon une étude publiée dans le Journal of Biological Rhythms, « les humains sont programmés biologiquement pour partir à la recherche d’un partenaire dès l’arrivée de la belle saison. Ce sont les températures plus chaudes et les journées plus longues et plus ensoleillées qui les y poussent », explique le Dr Laura Zilney.

« J’ai rencontré mon fiancé en mai dernier. Il faisait beau, j’étais plus détendue. Il travaillait dans la même boîte que moi, mais je ne l’avais jamais remarqué avant ! » nous confie Loubna, 29 ans, qui organise son mariage avec Karim. Le soleil est le meilleur allié qui rappelle que la vie ne se résume pas au « métro, boulot, dodo ». Une envie naturelle et biologique pousse les célibataires à se « caser ». « Sous le soleil, on a envie de passer de bons moments, de faire des activités… Et c’est compliqué quand on est seul. C’est à ce moment-là qu’on réalise vraiment qu’on est célibataire » analyse Nabil, 32 ans.

Moins de stress, plus de temps

Pour la génération des bureaux-addicts, qui ont tendance à travailler jusqu’à pas d’heure, le printemps donne l’impression que la journée est plus longue. Qu’elle ne se termine pas une fois qu’on a quitté l’entreprise. « Je pars chaque soir vers 19h. C’est vrai qu’en hiver, la première chose à laquelle je pense quand je rentre chez moi c’est : quel dîner pour ce soir ? Une fois rentrée,  je m’endors quelques heures plus tard devant la télé… » raconte Rachida, 27 ans. « Mais au printemps, j’ai le temps de me promener, de passer voir mes amies… Tout cela est possible avant la barrière psychologique de la tombée de la nuit » poursuit la jeune célibataire.

Trouver l’âme sœur ou « pulluler »

Le printemps est aussi synonyme de tenues plus légères, de mode, de lunettes de soleil… Si certains célibataires s’offrent plus de moments de détente, certains passent toute la journée à « chasser ». A chacun son envie : trouver l’âme sœur ou « pulluler ». « Certains garçons passent trop de temps sur les terrasses de cafés à draguer à tout va ! » regrette Zohra, 28 ans.  « C’est aussi au printemps qu’on croise le plus de « relous » qui draguent de façon presque agressive… Ce n’est pas ce que je recherche… » poursuit-elle. Même son de cloche chez les garçons : « c’est difficile de faire des rencontres sérieuses, beaucoup de filles se méfient et pensent qu’on veut juste s’amuser. D’autres au contraire ne sont pas choquées par un rendez-vous sans forcément de sérieux »  précise le jeune homme.

Et vous, pensez-vous que le printemps est plus propice aux rencontres ? Sentez-vous que vous êtes plus à l’écoute à cette période ou au contraire, pensez-vous que cela ne change rien dans les rapports hommes-femmes. Que tout dépend de la technique d’approche ? Si vous êtes en couple, lors de quelle saison avez-vous trouvé l’amour ? A vos coms !

Mariage mixte ou séparé ?

On le sait tous, lors des mariages, ce sont aussi les parents qui mettent leur « réputation » en jeu. Ils doivent « assurer » auprès de leurs invités, amis et famille. Ainsi il y a un compromis à trouver entre les parents et les futurs mariés pour l’organisation du jour J. Un point sensible est souvent discuté : est-ce que la soirée dansante sera mixte ou est-ce que les hommes vont festoyer de leur côté et les dames du leur ?

Une question qui divise encore beaucoup

Les jeunes, dans la majorité, préfèrent voir à leur mariage autant les amis au féminin qu’au masculin. Autant les cousines que les cousins. Mais la « pression » vient souvent des femmes, souvent voilées et mariées, qui veulent pouvoir se « lâcher » un peu lors du mariage.

Et cela est plus gênant avec la présence d’hommes dans la salle. « J’ai dû séparer les hommes et les femmes lors de mon mariage simplement car les femmes invitées par ma mère avaient prévenu qu’elles ne viendraient pas si la soirée était mixte » raconte Sonia.

L’argument invoqué est celui du religieux. Et il est vrai qu’on voit de plus en plus apparaître une mode des « mariages entre filles », qui sont, il est vrai, souvent mémorables ! Une soirée 100% filles, pour la plupart voilées dans la vie publique et qui une fois les voiles tombés, créent une ambiance unique. Une sorte d’enterrement de vie de jeune fille en guise de mariage…

« Mariage pachtoune »

Mais les mariages séparés ne plaisent pas toujours aux jeunes générations. « J’appelle cela des mariages pachtounes », lance Nabil 31 ans en référence à la culture afghane… « Des mariages ou on ne s’amuse pas beaucoup en général. Où on vient par politesse ! ».

Car en effet, les mariages orientaux se déroulent essentiellement autour de la mariée. L’ambiance est toujours plus festive auprès des dames. Les garçons se retrouvent d’une certaine manière privés de « fiesta ». C’est d’autant plus embêtant pour eux lorsque la mariée est une sœur, une cousine ou autre membre proche de la famille.

Une situation qui indispose aussi le marié. Le jeune homme est le seul autorisé à passer la soirée auprès de sa belle. Avec toutes les femmes des deux familles, qui passent la majeure partie de la soirée à épier ses faits et gestes, on comprend l’embarras. « C’était horrible, j’aurais adoré qu’il y ait mes frères et mes copains autour de moi » raconte Abdel, jeune mariée de 29 ans.

Trouver un compromis

« Je peux comprendre que des mamans très pieuses ne veuillent pas se mélanger aux hommes, mais dans ce cas elles peuvent simplement rester dans leurs coin et ne pas danser ! » propose Karim 28 ans.

Car c’est en effet le bon compromis. Séparer hommes et femmes en théorie et permettre que les jeunes hommes s’installent auprès de la mariée et profitent des festivités. En général, la demande de séparation vient des anciens. « La mixité est partout aujourd’hui, on prend le bus, on se voit au supermarché ! Pourquoi on se séparerait lors des mariages ? » se demande Nora 31 ans.

En effet ce compromis semble arranger tout le monde. Car traditionnellement c’est lors des mariages que les célibataires espèrent trouver l’âme sœur. Les mamans les plus ouvertes demandent même à leurs enfants « d’ouvrir l’œil ». En effet, quoi de mieux pour une maman de repérer sa future belle fille ou son futur gendre dans le cadre d’un mariage ? Et cela est impossible, si garçons et filles ne se croisent pas…

Et vous, quelle est votre préférence : mariage mixte ou séparé ? Que choisirez-vous pour votre propre mariage ? Est-ce que les mariages restent un bon moyen de faire des rencontres ? A vos com’s !

Les clés pour une journée de mariage réussie !

Ca y est la saison des mariages est lancée ! Vous avez dû recevoir quelques cartons d’invitations du cousin, de la voisine de quartier ou de la collègue de travail…  Mais peut-être que vous-mêmes êtes en train d’envoyer vos dernières invitations ? Logiquement, à ce stade, tout est organisé. Sauf que le jour J, tout n’est pas si simple. Les oublis et le stress peuvent gâcher le plus beau jour de votre vie ! Pas de panique, voici quelques clés pour éviter le pire.

Quinze jours avant le mariage, rappelez vos prestataires un par un. Le conseil vient de Nacira, 33 ans. « Une semaine avant mon mariage, j’ai appelé mon DJ juste pour caler une musique… Et là, il se rend compte  qu’il a réservé la mauvaise date ! J’ai dû trouver une nouvelle personne en une semaine ! ». Oui oui, cela arrive plus fréquemment qu’on ne le croit ! Heureusement tout s’est bien fini pour la jeune mariée, mais pour éviter le cauchemar,  prenez le temps de rabâcher la date et le lieu de la cérémonie.

Autre vérification utile à 15 jours du grand saut. Imaginez toute la journée, chaque moment de la préparation de la mariée à la dégustation du gâteau. A faire avec la famille et les amis… et un carnet de note ! Le but est de vérifier que vous n’avez rien oublié. Ni l’urne pour les enveloppes cadeaux, ni une table un peu à l’écart pour le dîner des enfants ni le livre d’or ! Ces petits riens que l’on regrette amèrement de ne pas avoir prévu !

Il faut savoir déléguer !

Le grand jour enfin arrivé, il faut se détendre… un peu ! Pour profiter à fond de la journée, les mariés ne s’occupent plus de rien. Cela parait logique, mais combien de mariés font de grands gestes ridicules ou même crient pour demander telle ou telle musique, ou qu’on dégage l’entrée, ou qu’on rajoute de la boisson sur les tables…

Mesdames, il faut lâcher prise ! Tous vos invités ont les yeux rivés sur vous, adoptez au moins l’attitude de la reine de la soirée. Même son de cloche pour Monsieur ! Vous portez un beau costume, une chemise impeccable donc évitez de jeter votre veste n’importe où et de remonter vos manches pour porter telle ou telle table et garer la voiture de tante Fatna…

Si vous avez tout organisé de vos petites mains, il faut dé-lé-guer ! « Le secret c’est d’avoir un ou deux « bras droits » choisis dès le début ! Pour moi c’était ma sœur qui me connait par cœur et qui a suivi toute l’organisation » raconte Malika, 30 ans. Cette personne de confiance doit savoir deviner ce qui vous tracasse grâce à un simple haussement de cils, elle doit être vos yeux et vos oreilles. A vous de faire le choix de la bonne personne !

Gérer la famille…

Autres point délicat : la famille ! C’est normal, dans tous les mariages, il y a de la famille qui « débarque » de toute la France et même parfois de l’étranger. Le plus souvent ces oncles, tantes, cousins-cousines, (dont on ne connait jamais le nombre exact à l’avance) sont hébergés chez vos parents…  Mais savez-vous où ils vont se préparer ? Dans quelle voiture ils vont monter ? Où ils vont se rendre entre la cérémonie de la mairie et la soirée ? C’est tout bête, mais il faut organiser un « comité d’accueil pour la famille ».

« Le jour du mariage, mes sœurs n’ont même pas eu le temps de se préparer car il a fallu accompagner la cousine qui venait d’Espagne chez le coiffeur, la tante qui vit dans le Sud chez le fleuriste ! » raconte Sarah, 27 ans. Mais surtout, lorsqu’il s’agit des « anciens » (qu’il ne faut surtout pas froisser), il faut préparer le déjeuner du midi avant de partir pour la mairie… « Ma pauvre maman a raté la mairie car elle était coincée derrière les fourneaux pour nourrir la famille à l’heure du déjeuner ! On aurait dû prévoir cela la veille ! » regrette  Sarah.

Et vous, avez-vous des regrets sur l’organisation de votre mariage ? Quels sont vos conseils pour les futurs mariés ? Et vous les futurs mariés, comment préparez-vous le plus beau jour de votre vie ? A vos coms !

Mariages et familles recomposées

Les couples maghrébins et musulmans n’échappent pas à la réalité des divorces. De plus en plus de séparations sont déplorées. Parfois, ces divorcés sont déjà parents et retrouvent l’amour auprès d’autres divorcés. Ce qui forme des familles recomposées.

« J’ai cherché à rencontrer quelqu’un pour refaire ma vie, il est vrai que je suis entrée en contact plus facilement avec des divorcés » raconte Fatima, 37 ans, maman de deux enfants de 3 et 6 ans. L’année dernière, elle a épousé Tarik, 43 ans papa de son côté de deux garçons de 11 et 13 ans. « Fatima a la garde de ses enfants mais ce n’est pas mon cas. Du coup je vis avec des petits bouts qui ne sont pas les miens. Et parfois, lors de certains week-end, on se retrouve parents de quatre enfants ! Comme ils n’ont pas du tout le même âge, nous n’avons pas trop de problème de dispute, chacun est à sa place » explique Tarik.

Pas facile tous les jours…

Mais cela n’est pas toujours simple pour la petite famille notamment pour les enfants plus jeunes… « Mes enfants n’ont aucun exemple de familles recomposées musulmanes dans leur entourage, parfois il est difficile pour eux de se projeter, ils se sentent seuls » poursuit la maman.

Du côté de Tarik, 43 ans, c’est un peu plus délicat car « si je suis présent, les enfants de Fatima ne sont pas les miens et je ne serai jamais leur papa. Ma position n’est pas toujours claire. Mais on arrive à gérer ! ».

Heureusement, le nouveau petit couple est assez soudé et tente tant bien que mal de privilégier le bien-être des quatre enfants. Si tensions il y a, elles sont souvent provoquées par l’entourage familial. « Mon divorce a été assez mal vécu par ma famille pour laquelle c’est un sujet tabou… Après ma séparation, mes parents auraient voulu « me prendre en main ». Ils avaient peur que je fréquente n’importe qui » nous livre Fatima.

Des familles heureuses

Mais quand la petite famille se retrouve au complet, Fatima et Tarik tentent toujours d’organiser des choses spéciales. « On essaie de les emmener au restaurant, au cinéma ou en week-end. On met en place des activités tous ensemble pour resserrer les liens » précise Tarik.

Les enfants qui ont vécu plus ou moins douloureusement la séparation, retrouvent ainsi peu à peu des moments heureux avec l’un de leurs parents. Si « maman » n’est pas la vraie maman et si « papa » vit ailleurs la semaine, les enfants de Fatima et Tarik voient leurs parents de nouveau amoureux et heureux. Une valeur sûre pour recréer un cocon familial.

Et vous, seriez-vous prêt à reconstruire une famille avec d’autres enfants ? Est-ce difficile de trouver l’âme sœur quand on est divorcé ? Quelle est la position de vos enfants qui partagent votre famille recomposée ? A vos coms !

Femme voilée cherche mari

Par définition, une femme voilée ne se découvre pas les cheveux en public et en particulier devant des hommes qui ne font pas partie de sa famille proche : mari, frères, père… . Ainsi, si un homme est intéressé par une femme voilée, il ne verra jamais ses cheveux avant de devenir son mari. Logique !

Un « risque » que certains hommes ont du mal à prendre. « J’essaie chaque jour de me rapprocher  au mieux des bonnes pratiques religieuses musulmanes notamment en me mariant, mais j’avoue que je me vois mieux avec une fille non voilée… Si ma femme veut se voiler plus tard ce sera son choix, mais dans le cadre de la rencontre, je dois reconnaître que l’attirance physique est importante » nous livre Walid, 32 ans, qui a besoin d’être rassuré tant le mariage est une entreprise « compliquée ».

C’est tout autant compliqué du côté des filles. « Je cherche à fonder un foyer depuis quelques années déjà et nous, les voilées, n’échappons pas à la tendance générale : c’est dur de se caser aujourd’hui ! » raconte Karima sur le ton de l’humour.  Pour elle, c’est encore plus difficile de se marier quand on est voilée. « Nous sommes victimes d’a priori, celui de la sainte nitouche coincée, une fille qui manque de coquetterie… Spontanément, dans une soirée un homme va me parler de religion, comme si ma foi expliquait à elle seule toute ma personnalité » se désole la jeune femme de 31 ans.

Les filles voilées n’ont plus la « cote » ?

S’il y a quelques années, les filles voilées avaient la « cote » auprès des jeunes musulmans, au point que, de leur propre aveu, certaines filles se voilaient, la tendance inverse commence à être assumée par certains hommes comme Walid.

D’après Karima et sa bande de copines voilées ou non, le constat est clair. Pour elles, plus les femmes évoluent dans la recherche de l’âme sœur et plus elles sont ouvertes, « voire désespérées! » lancent-elles en riant.

Mais du côté des hommes c’est le contraire, plus ils prennent de l’âge et plus ils sont exigeants, pointilleux, notamment sur le physique… « C’est un peu hypocrite et cela montre que ces hommes qui se disent croyants et pratiquants sont faibles pour moi… Ils veulent une bonne musulmane mais en même temps pouvoir briller en société avec une belle fille à leur bras… Ces hommes ne m’intéressent pas car cela est futile comme préoccupation… » avoue Mina, amie voilée de Karima.

Une fois découverte les cheveux au vent, ce fut « l’enchantement »

Mais heureusement, tous les hommes n’ont pas ce blocage. David, converti depuis une quinzaine d’années a rencontré sa femme il y a deux ans. « Quand je l’ai vue, je l’ai trouvée très belle ! Et je n’ai jamais imaginé à quoi ressemblaient ses cheveux… Cela ne m’est même pas venu à l’esprit ! » raconte-t-il. « Nous avons discuté de sujets tellement importants comme la politique, l’éducation des enfants, la pratique religieuse et nos ambitions professionnelles » Une fois qu’il a découvert son épouse les cheveux au vent, ce fut « l’enchantement ». « Il est vrai que découvrir la chevelure donne une image assez différente de la personne, on la voit sous un autre jour et c’est encore plus charmant. Pour moi ma femme était encore plus belle ».

Même avis pour Ahmed qui n’a jamais considéré que le voile était un point positif ou négatif dans le cadre de la rencontre. « Si la fille est voilée, c’est qu’elle est pratiquante et cela me touche, mais ce n’est pas pour moi un élément déterminant. Et finalement cela ne regarde qu’elle. Même chose si elle n’est pas voilée, je ne jugerai jamais une femme en fonction de cela ».

Alors messieurs, épouser une fille voilée vous poserait problème ou pas ?
Découvrir la chevelure de sa femme une fois l’engagement pris vous fait-il peur ?
Et vous les filles, est-ce que le voile facilite ou au contraire complique la recherche de l’âme sœur ? A vos com’s !