Mariage et études font-ils bon ménage ?

Telle est la question que se posent de nombreux jeunes couples qui souhaiteraient sauter le pas.  Doit-on renoncer à l’un au profit de l’autre, ou est-il possible de concilier les deux, mariage et cursus universitaire ?

Les positions divergent, selon que l’on soit un homme ou une femme. Les hommes en majorité préfèrent finir d’abord leurs études et se lancer dans la vie active avant de passer la bague au doigt de leur chère et tendre!  En effet, ils ne veulent pas assumer la charge d’un foyer sans avoir les ressources nécessaires à la vie à deux.

S’assurer un minimum de ressources avant de s’engager dans la vie à deux

Pour Ahmed, 23 ans : « on n’est pas forcé d’avoir beaucoup de moyens pour se lancer, mais soyons réalistes, on ne peut vivre que d’amour et d’eau fraîche. Le travail, même s’il n’est pas rémunéré au mieux, apporte cette stabilité nécessaire pour des débuts réussis ». Cet exemple illustre la difficulté de démarrer dans la vie active et de s’engager dans la vie à deux, en même temps. Cependant, selon Ahmed, ainsi que pour d’autres hommes, cette condition ne s’applique pas à leur future femme. Pour eux, les femmes peuvent, en se mariant, continuer leurs études.

Avis que partagent certaines femmes, mais pas toutes. La tendance de ces dames est de dire qu’il vaut mieux finir ses études ou être au moins en dernière année pour pouvoir se marier. Ces femmes ont d’une part le souci de finir leur études dans des conditions optimales afin de décrocher le travail pour lequel elles ont étudié durant plusieurs années, peut-être même avant de rencontrer  leur chéri et d’autre part le désir d’autonomie.

Avancer étape par étape ‘dans le bon ordre’

Pour Siham, 22 ans, en couple depuis 3 ans avec Karim, il ne faut pas mélanger les mariage et études pour vivre pleinement ces deux vies. La vie d’étudiante qu’elle préfère vivre chez ses parents d’un côté, et celle de femme mariée qui suivra, mais plus tard. « Je viens d’une famille où les hommes ont toujours encouragé les femmes à finir leurs études avant de se marier, et je ne souhaite pas déroger à ce principe qui tenait à cœur à mon grand-père, à mes parents et à moi. Il en va de mon indépendance intellectuelle et financière. De plus, je ne me vois pas rentrer chez moi plusieurs soirs d’affilée et dire à mon mari, ‘chéri pas de diner ce soir j’ai une dissertation, un partiel, ou un exposé’ ». En dernière année de master, Siham prépare son mariage musulman pour septembre, à la fin de son année d’alternance.

Vous êtes étudiant ? Quel est votre avis ? Partagez votre expérience avec nous.

Petits mariages… Mais ambiance inoubliable

Dans certaines familles, mariage veut dire grandes économies voire crédits… Bref, des sommes « astronomiques ». La plupart des couples misent tout sur la cérémonie et en oublient parfois la vie conjugale. Mais comme la crise n’a épargné personne, certains couples préfèrent voir les choses en plus petit. Ce qui ne veut pas dire que l’ambiance est sacrifiée. Bien au contraire ! C’est le choix qu’a fait Malika l’année dernière. Elle a invité sa famille et quelques amis pour un moment convivial. Principal objectif : ne pas dépasser le budget !

« J’ai d’abord commencé par faire un important tri dans mes invités. J’assumais de faire un mariage en petit comité avec une cinquantaine de personnes maximum» affirme-t-elle.

Budget minimum…

Quand on lui demande ce qu’elle souhaite comme cadeaux, la réponse fuse : participation aux frais du mariage ! Sa mère a fait les gâteaux, ses sœurs ont assuré les courses, des amies de la famille ont cuisiné… Même sa robe de mariée lui a été prêtée. « Cela ne me dérangeait absolument pas, je ne suis pas fétichiste ! Ce n’est qu’une robe pour avoir de jolies photos » assure-t-elle.

Malika se souvient des grands mariages auxquels elle a déjà assisté. « Trop de monde, des mariés accaparés, beaucoup de ‘m’as-tu vu’… » décrit celle qui préfère « les choses simples ». Un an après son mariage, aucun regret. « J’en garde un magnifique souvenir ». Car elle se rappelle surtout que chacun a pu profiter de cette journée.

Ambiance plus chaleureuse ?

Les invités de Malika se souviennent en effet de ce mariage. « On s’est éclaté ! On a tellement ri ! » lui répètent ses amies. En petit comité, moins de stress et moins de strass. L’ambiance est conviviale et sans fioriture. « Dès le départ, il ne s’agissait pas d’entrer dans le concours du mariage le plus spectaculaire, tout le monde avait bien compris que je ne voulais pas en mettre plein la vue mais juste rassembler ceux que j’aime. Du coup, mes invités étaient plus détendus ! » se réjouit la jeune mariée.

Même son de cloche pour Faïza qui a organisé son mariage en deux mois à peine. Avec l’aide de sa famille, son mariage ne lui a rien coûté. Sa soeur Fatima se souvient de cette ambiance de fête. « On a dansé et chanté toute la nuit… A certains moments, l’ancienne sono qu’on avait récupérée ne fonctionnait plus… De vielles tantes se sont mises à chanter en faisant de la musique avec leur fourchettes et leurs verres ! ». Un petit mariage qui a permis à Faïza et à son mari d’économiser au point de pouvoir acheter leur appartement quelques mois après la cérémonie. « Quand j’y pense, je me dis que nous avons bien fait. Mon mariage m’a permis de voir qui était vraiment là pour moi… Et  c’est bien cela le plus important ! » conclut la jeune femme.

Et vous ? Comment imaginez-vous votre mariage ? En grandes pompes car c’est un jour unique ? Ou avec le minimum, le plus important étant de rassembler vos proches ? Est-ce que l’ambiance est plus conviviale dans les petits mariages ? A vos coms !

La différence d’âge dans le couple est-elle un frein à l’amour ?

L’amour est universel et répond à des normes assez similaires d’une culture à une autre. Voire d’une époque à une autre.

En amour, l’âge est un critère à part entière à prendre en compte, au même titre que la beauté, l’éducation, la culture… Il est communément admis dans nos sociétés que l’homme est en général plus âgé que sa chère et tendre.

L’homme plus âgé que son épouse: une réalité

Chez les célébrités, il est assez courant de trouver des couples avec une grande différence d’âge. On peut citer Michael Douglas et Catherine Zeta Jones (67 et 42 ans) ou encore Céline Dion et René Angelil (44 et 70 ans). Mais chez le commun des mortels il est également possible de trouver de telles différences. Le plus souvent, l’homme est le plus âgé.

Des études montrent que les femmes préfèrent la compagnie d’hommes mâtures, particulièrement à partir de 25 ans et ce en perspective d’un engagement durable. Un homme plus âgé est plus rassurant, compréhensif et parfois paternel, sans pour autant aller jusqu’à une forme tardive du complexe d’Electre (affirmant que les petites filles veulent épouser leur père).

Des arguments qui plaident en faveur de l’inverse

Mais l’inverse est aussi vrai. Certains hommes préfèrent fréquenter des femmes plus âgées. Si l’on reprend l’exemple des célébrités, on peut citer Mélanie Griffith et Antonio Banderas de 3 ans son cadet (54 et 51 ans).

Dans la religion musulmane, l’exemple du Prophète Mahomet et de son épouse Khadija de 15 ans son aînée est révélateur. Celle-ci fût pour le Prophète un véritable soutien tout au long de leur union. Était-elle la figure maternelle dont il lui manquait jadis ? Les femmes plus âgées sont elles des mamans de substitution pour ces hommes ? La plus part répondent que non. Ces femmes sont simplement plus sûres d’elles, matures et accordent du sens aux vraies questions plutôt qu’aux détails.

Toutefois, le regard des gens reste encore assez inquisiteur lorsque la différence d’âge est trop flagrante : « Qu’est ce qu’il / elle lui trouve ? C’est l’argent sûrement !» Voilà ce que l’on a trop souvent tendance à entendre.

On dira simplement que Cupidon frappe parfois là où on l’attend le moins ! Qu’en pensez-vous ?